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Eurovision in Concert 2018 : Le concert

Eurovision in Concert 2018 : Le concert

L’AFAS Live a ouvert ses portes peu avant 19h et le public s’est engouffré. Certains se sont précipités dans la fosse quand d’autres ont préféré s’installer assis dans les gradins de l’AFAS. Des drapeaux ont été distribués aux spectateurs et parmi les plus demandés on trouvait les Pays-Bas, Israël, la Bulgarie, le Danemark, la Lituanie et la France. Pour compléter cette information déterminante sachez que les trois derniers drapeaux à avoir trouvé preneurs étaient Arménie, Monténégro et Lettonie.

Un peu avant 20h on a vu débouler sur scène Maxine & Frankin Brown venus interpréter De eerste keer, le titre avec lequel ils avaient défendu les couleurs des Pays-Bas en 1996 et terminé septièmes à Oslo. Ils nous ont ensuite proposé un petit medley de quelques standarts du Concours (VolareCongratulation, Hallelujah). Puis, après une vidéo publicitaire pour la chaine out.tv, partenaire de l’évènement, on nous a diffusé l’intervention vidéo de deux anciens lauréats du Concours (Elisabeth Andreassen et Conchita Wurst) félicitant Eurovision In Concert pour son dixième anniversaire avec en prime des images des concours passés.

C’est le moment pour Edsilia Rombley d’entrer sur scène avec deux danseuses (Jezebel et Tina) et de nous interpréter les deux titres avec lesquels elle avait représenté les Pays-Bas, Hemel en aarde (4ème en 1998) et On Top of the World (éliminé en demi-finale en 2007) en version néerlandaise. Plus tard dans la soirée Edsilia nous confiera préférer les chansons interprétées dans la langue du pays qu’elles défendent car ça permet d’apprendre un peu de chaque culture. Puis elle a invité Cornald Maas sur scène pour qu’ils co-présentent le show ensemble. Une douzaine d’anciens représentants des Pays-Bas à l’Eurovision avaient été invités et étaient assemblés dans une loge en hauteur à gauche de la scène.

On a senti très rapidement que Eurovision In Concert était entré dans une autre dimension. Le côté familial du spectacle a disparu pour laisser la place à un show plus carré, plus professionnel et beaucoup plus rythmé. D’ailleurs les interventions des présentateurs se sont réduites au strict minimum. il faut dire qu’Edsilia semblait avoir du mal à se déplacer (talons trop hauts ou jupe trop serrée ?). Quant aux volontaires on les aperçoit peu. Ils ont été remplacés pour la sécurité par de gros mecs barraqués en costume noir.

C’est avec la Moldavie et les DoRéDos que nous avons débuté, un titre dansant aux rythmes balkaniques, idéal pour entamer cette édition 2018. Puis ce fut le tour de l’Autrichien Cesár Sampson et de Saint-Marin qui a commencé sa prestation avec l’instrumental de l’Autriche. Espérons que ça ne portera pas la poisse à Jessika & Jennifer Brening. Se sont ensuite succédes les Macédoniens Eye Cue, le Tchèque Mikolas Josef, la Maltaise Christabelle Borg, l’Albanais Eugent Bushpepa, la Lettone Laura Rizzotto, le Danois Rasmussen, la Britannique SuRie, l’Irlandais Ryan O’Shaughnessy, les Hongrois AWS, la Lituannienne, Ieva Zasimauskaitė, et l’Ukrainien Mélovin. Nous n’avons pas eu Madame Monsieur, mais Monsieur, Jean-Karl, et son invitée SuRie. Madame, Emilie, malade, est restée à Paris. Et nous avons terminé cette première partie avec le Suédois Benjamin Ingrosso

L’acoustique de la salle est excellente et les interprétations plutôt réussies avec très peu de fausses notes. Nous avons ainsi passé un très bon moment avec cette première partie. On a remarqué que le public a bien réagi aux prestations du Danemark et de la Suède. Quant à la France ce fut une surprise de ne pas voir Emilie sur scène, remplacée par SuRie, et ensuite d’avoir la version anglaise de Mercy. Félicitons SuRie pour avoir appris la chanson en une seule journée. Ajoutons que le chanteur d’AWS, Örs Siklósi, comme tout bon chanteur de hard rock, s’est jeté dans la fosse au beau milieu de sa chanson Viszlát nyár.

Ving minutes de pause étaient nécessaires pour que la pression retombe. La seconde partie a démarré avec l’invitée d’honneur de cette édition, la Belge Sandra Kim qui a repris son titre J’aime la vie, avec lequel elle avait remporté le Concours en 1986, et poursuivi avec un petit medley Eurovision. Sa prestation s’est achévée par un lâché de serpentins. Petit problème, une bonne partie de ces serpentins se sont accrochés aux armatures metalliques de la salle et son restés pendus tout le reste de la soirée devant la scène.

Cornald et Edsilia (qui avait changé de robe) on reprit la parole et lancé la seconde partie avec successivement le Biélorusse Alekseev, les Suisses Zibbz, les Bulgares Equinox, l’Islandais Ari Ólafsson accompagné d’une jeune fille au piano, les Espagnols Amaia et Alfred, les Serbes Sanja Ilić & Balkanika (enfin seulement trois des six), l’Arménien Sevak Xanaghian, le Polonais Gromee et son acolyte Lukas Meijer, la Belge Sennek, le Montenegrin Vanja Radovanović, l’Australienne Jessica Mauboy, l’Allemand Michael Schulte, l’Israélienne Netta Barzilai, la Finlandaise Saara Alto et pour finir le Néerlandais Waylon considéré comme celui qui accueillait ce beau public.

Parmis ces prestations la Bulgarie (Equinox sans Johnny Manuel malade mais avec Kristian Kostov) a fait forte impression ainsi que le final de l’Allemand Michael Schulte. Jessica Mauboy, Netta Barzilai, et Saara Alto ont bien sûr fait danser tout l’AFAS Live, mais il faut avouer que le public leur était tout acquis. La prestation finale, celle de Waylon fut éblouissante, et même si vous n’êtes pas adepte de musique country vous ne pouviez qu’adhérer.

Il était temps de se quitter. Certains sont allés à l’afterparty quand d’autres ont couru prendre leur métro. En passant du Melkweg à l’AFAS Live, Eurovision In Concert a pris du muscle. Prochaine étape l’Arena Park, le stade de l’Ajax d’Amsterdam ?

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