Share
En Direct de Lisbonne : La France confirme et l’Allemagne séduit !

En Direct de Lisbonne : La France confirme et l’Allemagne séduit !

Le Big Five était très attendu. Si vous vous dites « Le quoi ? » c’est que vous n’avez pas encore compris le fonctionnement de l »Eurovision. En gros pour participer à la grande finale du Concours, il faut passer par une demi-finale. Mais il y a des privilégiés qui en sont exemptés : les « gros » (big) pays, à savoir l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie et le Royaume Uni, parce qu’ils sont les plus gros contributeurs. On y ajoute le pays organisateur car si par hasard il se retrouvait recalé en demi-finale ça ferait désordre.

Premiers à répéter : les Portugais. C’est Cláudia Pascoal accompagnée de sa copine Isaura et qui portait une espèce de chemise de nuit en guise de robe, pas très tendance donc, qui nous interprétait le très planant O jardim qui a failli nous endormir. Heureusement qu’il y avait des Portugais dans la salle pour applaudir.

Puis la gentille SuRie pour le Royaume Uni. SuRie a de la voix c’est certain. En robe blanche elle évolue dans un coridor illuminé et ma foi c’est plutôt pas mal, même si au centre de presse on n’imagine pas le Royaume Uni jouer des coudes pour remporter le trophée.

Avec l’Espagne on est dans le total cliché. Nos amoureux Alfred et Amaia sont face à face et marchent l’un vers l’autre avec un regard amoureux qui se veut chaste (mais l’est-il ?). Puis ils se prennent la main se tournent autour avec la caméra qui tourne autour d’eux. Que dire ? Sinon que les parents n’ont plus qu’à préparer les noces ? Qu’ils pensent à offir une nouvelle veste à Alfred car la sienne doit avoir été récupérée dans une fripperie au fin fond de Madrid (ou Barcelone ?).

En t-shirt manches longues noir et jeans (probablement pas sa tenue de scène finale) l’Allemand Michael Schulte nous a offert une prestation sobre de grande qualité avec un visuel sur lequel sont diffusées des photos de famille (rappelons que sa chanson évoque son père disparu trop tôt). C’est magnifique, émouvant et avec une telle prestation l’Allemagne fait son entrée dans le club des favoris.

Debout face à leur micro, Ermal Meta et Fabrizio Moro interprètent leur titre avec une grande sincérité. Mais l’effet marquant de la prestation est la diffusion en incrustation d’images des paroles de leur chanson alternativement dans toutes les langues, et avec des caractères différents. Idéal pour faire comprendre le massage de Non mi avete fatto niente à chaque téléspectateur. Puis les deux chanteurs vont chacun d’un côté de la scène, l’un à droite, l’autre à gauche, et parcourent le caltwalk où ils se rejoignent à la fin de leur titre. C’est sobre mais visuellement beau et accrocheur. Bravo à l’Italie et bing ! Voici un nouvel outsider !

Très attendue évidemment la première répétition des Français Madame Monsieur, avec un centre de presse qui a regardé la prestation sur écran dans un silence religieux. Emilie et Jean-Karl commencent leur prestation côte à côte devant la scène. Immédiatement Emilie capte l’attention et son charisme fait son effet. Jean-Karl est plus présent qu’à la sélection et sourit. Puis ils se séparent et via le petit pont qu’ils enjambent rejoignent le catwalk comme les Italiens et se retrouvent devant. La prestation a été travaillée pour qu’ils soient au milieu du public et au final que le public fasse le jeté de bras avec eux. Elle se termine avec Emilie et Jean-Karl face à face. Très joli.
Il y a deux moment qui posent problème. Le moment où Emilie monte sur le pont, où sa voix s’essouffle et quand Jean-Karl doit reprendre son micro sans qu’on le voit. Petits problèmes de coordination vocale et gestuelle à travailler.
Les premières réactions dans le centre de presse sont partagées. Si certains ont beaucoup aimé d’autres sont déçus. Mais finalement est-ce que ça n’est pas mieux ? Lisbonne 2018 s’annonce comme un concours sans réel favori mais avec une petite dizaine d’outsiders dont la France fait partie. Donc tout est possible.

 

Laisser un commentaire